Comment courir quand il fait froid sans tomber malade ?
Quand je pense Ă courir par temps froid, la premiĂšre chose qui me vient, ce nâest pas le plaisir. Câest le doute.
Comment mâhabiller ?
Est-ce que je vais avoir froid ? Trop chaud ?
Est-ce que je suis assez couverte⊠ou déjà trop ?
Quand je vois les cristaux blancs sur la vĂ©gĂ©tation au petit matin, jâai vraiment peur dâavoir froid. Il mâarrive de sentir un frisson me parcourir rien quâen regardant par la fenĂȘtre.
Ce doute autour des vĂȘtements est prĂ©sent tout lâhiver, mais encore plus Ă la mi-saison. Câest rarement Ă©vident. On pense quâil fait froid, mais pas encore assez. On hĂ©site Ă sortir âle gros attirailâ. Et trĂšs vite, on peut se tromper.
Avec le temps, jâai compris une chose essentielle : le froid en lui-mĂȘme nâest pas le vrai problĂšme. Ce qui pose problĂšme, câest ce que le froid provoque sur le corps⊠et la maniĂšre dont on gĂšre lâavant, le pendant, et surtout lâaprĂšs de la sortie.
Le froid ne rend pas malade⊠mais il fatigue plus quâon ne le croit
Jâai longtemps associĂ©, Ă tort ou Ă raison, certaines grosses sorties hivernales Ă des pĂ©riodes de fatigue, voire Ă lâimpression de âtomber maladeâ.
En rĂ©alitĂ©, je ne pense pas que ce soit le froid qui rende malade. Ce qui me semble plus juste câest la fatigue supplĂ©mentaire quâil engendre, combinĂ©e Ă un corps qui a parfois du mal Ă se rĂ©chauffer.
Il mâest dĂ©jĂ arrivĂ©, aprĂšs une longue sortie dans le froid, de ne pas rĂ©ussir Ă me rĂ©chauffer de toute la journĂ©e. Cette sensation de froid intense, je la ressens surtout aprĂšs des sorties longues, notamment Ă vĂ©lo, mais aussi parfois en course Ă pied.
Jâavais beau monter le chauffage, me mettre sous des couches de vĂȘtements et de couvertures, rien nây faisaitâŠ
Avec le temps,jâai compris que le problĂšme nâĂ©tait pas le froid en lui-mĂȘme, mais cet Ă©tat prolongĂ© dans lequel le corps reste⊠et qui finit par affaiblir les dĂ©fenses immunitaires.
Courir quand il fait froid sans tomber malade, ce nâest pas une question de courage. Câest une question dâĂ©coute, dâadaptation et de rĂ©cupĂ©ration
Courir par temps froid sollicite davantage lâorganisme :
- les muscles sont plus rigides,
- la vasoconstriction limite lâafflux sanguin en surface,
- le corps dĂ©pense plus dâĂ©nergie pour maintenir sa tempĂ©rature.
RĂ©sultat : on fatigue plus, parfois sans sâen rendre compte.
Avant de courir : préparer son corps au froid
Quand il fait froid, je pars toujours plus doucement. Dâautant plus avec mes antĂ©cĂ©dents de genoux : câest non nĂ©gociable.
Les premiĂšres minutes servent avant tout Ă :
- réchauffer progressivement le corps,
- remettre les articulations en mouvement,
- laisser le temps Ă la respiration de sâadapter Ă lâair froid.
Je fais particuliĂšrement attention Ă mes chevilles et mes genoux, qui sont trĂšs sollicitĂ©s et et peu tolĂ©rants quand les tempĂ©ratures sont basses. Et ces derniers temps, je dĂ©couvre aussi lâimportance de prendre soin de mes hanches đ.
Je commence par marcher deux Ă trois minutes, puis je trottine tranquillement avant de rejoindre mon allure du jour.
Je croise souvent des personnes qui courent en short mĂȘme en plein hiver. Et tant mieux si leur corps le tolĂšre.
De mon cĂŽtĂ©, jâai appris Ă ĂȘtre plus prudente. Le froid nâest pas vraiment un alliĂ© quand il sâagit des articulations ou de lâinflammation. Personnellement, je pense surtout Ă mes genoux.
Du coup, sur ce point, il nây a pas de dĂ©bat : en hiver, je porte un legging long. Ensuite, jâadapte le modĂšle â plus ou moins chaud â en fonction de la tempĂ©rature.
Pendant la course : accepter lâinconfort du dĂ©but
Les premiÚres minutes sont souvent les plus désagréables.
Le froid nous saisit. On a cette peur persistante dâavoir froid toute la sĂ©ance. Parfois, la gorge devient sĂšche Ă cause de lâair froid.
Et pourtant, presque Ă chaque fois, le mĂȘme scĂ©nario se rĂ©pĂšte : aprĂšs quelques minutes â plus ou moins longues selon les jours â le corps finit par se rĂ©chauffer.
Jâai appris Ă faire confiance Ă ce processus.
CĂŽtĂ© hydratation aussi, jâai ajustĂ© mes habitudes. En hiver jâĂ©vite de boire une eau trop froide, je laisse lâeau se rĂ©chauffer dans la bouche avant de lâavaler, au risque sinon dâavoir mal au ventre.
Et surtout, je mâĂ©coute.
Si je suis dĂ©jĂ bien fatiguĂ©e, si le sommeil nâa pas Ă©tĂ© bon, je nâhĂ©site pas Ă adapter lâintensitĂ© ou la durĂ©e. Courir en hiver demande plus dâhumilitĂ© que de rigiditĂ©.
Lâerreur classique : sortir trop couverte (surtout en mi-saison)
Câest souvent Ă lâautomne ou au dĂ©but de lâhiver que je me trompe le plus.
On pense quâil fait froid.
On se couvre un peu trop.
On transpire.
Et là , le piÚge se referme : au moindre ralentissement ou au premier coup de vent, le froid revient⊠encore plus fort.
Avec le temps, jâai compris que le vrai enjeu en hiver, ce nâest pas dâavoir chaud, mais de bien gĂ©rer sa thermorĂ©gulation.
Mieux vaut avoir un peu froid au départ que trop chaud pendant toute la séance.
đ Jâexplique en dĂ©tail comment je gĂšre cet aspect dans mon article dĂ©diĂ© Ă lâĂ©quipement.
AprĂšs la sortie : lĂ oĂč tout se joue pour ne pas tomber malade
Câest, selon moi, le point le plus sous-estimĂ©.
DĂšs que jâarrĂȘte ma montre, je fais attention Ă :
- me couvrir rapidement,
- ne pas rester humide,
- rentrer me mettre au chaud sans traĂźner.
Et surtout⊠la douche bien chaude.
Câest presque un rituel. Elle mâaide Ă :
- relĂącher les tensions,
- faire remonter la température corporelle,
- enclencher la récupération.
Jâai aussi remarquĂ© que la faim est souvent plus importante aprĂšs une sortie dans le froid, que ce soit Ă vĂ©lo ou en course Ă pied. Le corps a dĂ©pensĂ© plus dâĂ©nergie, et il faut lâĂ©couter.
Depuis que je fais attention Ă cet aprĂšs-sortie hivernal, jâai vu une vraie diffĂ©rence :
- meilleure récupération,
- moins de sensation de froid persistante,
- moins de coups de fatigue les jours suivants.
Courir en hiver sans tomber malade : une question dâĂ©coute
Si quelquâun me disait aujourdâhui :
âJâai peur de courir en hiver parce que je tombe souvent maladeâ
Je lui rĂ©pondrais que ce nâest pas une question de courage, mais :
- dâĂ©quipement adaptĂ©,
- dâintensitĂ© bien choisie,
- et surtout de récupération.
Courir quand il fait froid nâest pas mauvais pour la santĂ©. Mais vouloir faire comme en Ă©tĂ©, sans ajustement, peut fragiliser lâorganisme.
Courir quand il fait froid, pour durer
Avec le temps, courir en hiver est devenu pour moi un apprentissage.
Un apprentissage de lâĂ©coute.
De la patience.
Et du respect du corps.
Le froid mâa appris quâon peut continuer Ă sâentraĂźner⊠sans sâacharner.
Et que la régularité passe souvent par des choix simples, mais cohérents.
FAQ â Courir quand il fait froid sans tomber malade
Voici quelques questions que lâon se pose souvent quand on hĂ©site Ă courir par temps froid.
Non, le froid en lui-mĂȘme ne rend pas malade. Ce qui peut fragiliser lâorganisme, câest plutĂŽt la fatigue supplĂ©mentaire, le stress prolongĂ© sur le corps, et une rĂ©cupĂ©ration insuffisante aprĂšs la sortie.
Quand le corps a du mal Ă se rĂ©chauffer ou reste longtemps dans un Ă©tat de fatigue, les dĂ©fenses immunitaires peuvent ĂȘtre affaiblies.
AprĂšs une sortie longue, surtout par temps froid, le corps a dĂ©pensĂ© beaucoup dâĂ©nergie pour maintenir sa tempĂ©rature.
Si la rĂ©cupĂ©ration est nĂ©gligĂ©e â rester humide, ne pas se couvrir assez vite, rentrer trop lentement â la sensation de froid peut sâinstaller durablement, parfois pendant plusieurs heures.
Câest souvent Ă ce moment-lĂ que la fatigue se fait le plus sentir.
Pas forcément, mais il faut adapter.
Quand la fatigue est dĂ©jĂ prĂ©sente (mauvais sommeil, sensation de lourdeur, manque dâĂ©nergie), courir en hiver demande encore plus dâĂ©coute.
RĂ©duire lâintensitĂ©, raccourcir la sĂ©ance ou privilĂ©gier une sortie trĂšs douce permet souvent de rester rĂ©guliĂšre sans fragiliser lâorganisme
Certaines personnes courent en short toute lâannĂ©e et le tolĂšrent trĂšs bien.
De mon cĂŽtĂ©, jâai fait un autre choix. Le froid nâaide pas vraiment quand il sâagit dâinflammation ou de rĂ©cupĂ©ration, et je prĂ©fĂšre protĂ©ger mes genoux.
En hiver, je privilégie donc un legging long, non par frilosité, mais par prévention et confort articulaire
Et toi, comment tu vis tes sorties de course Ă pied quand il fait froid ?
Est-ce que tu as dĂ©jĂ eu lâimpression de tomber malade aprĂšs une sortie hivernale ?
As-tu trouvĂ© des habitudes qui tâaident Ă mieux rĂ©cupĂ©rer ?
đ Laisse un commentaire pour partager ton expĂ©rience, ou envoie cet article Ă quelquâun qui hĂ©site encore Ă sortir quand les tempĂ©ratures baissent.
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