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Sport / Triathlon débutant

Mon défi : préparer mon premier triathlon à 40 ans… en partant (presque) de zéro

À 40 ans, on ne s’attend pas vraiment à se lancer dans un nouveau sport.
Encore moins dans un sport qui en mélange trois.

Pourtant… me voilà.
Une femme de 40 ans, maman, qui n’a jamais eu un passé sportif impressionnant, et qui se dit : “Et si je me lançais le défi de préparer mon premier triathlon ?”

Ce n’est pas une idée folle sortie de nulle part.
C’est une petite graine qui a germé doucement, tranquillement, au fil des mois, sans que je m’en rende vraiment compte.
En nageant.
En courant.
En faisant du vélo à ma manière.
En observant aussi mon fils qui a participé à un petit triathlon enfant l’année dernière — sans classement, juste pour le plaisir — et qui fait parfois des stages triathlon organisés par la ville.
Je crois que ça m’a touchée, inspirée… peut-être plus que je ne voulais me l’avouer.

Et un jour, c’est devenu clair : “Ok. Je me lance. Moi aussi.”

Mais alors attention :
Je ne pars absolument pas avec un profil de triathlète.
Pas du tout.
Voici d’où je pars vraiment.

Mon vrai point de départ : un patchwork sportif… loin d’un entraînement triathlon

Pendant très longtemps, le sport n’a jamais été ma priorité.
Je faisais ce que je pouvais, parfois régulièrement, parfois pas du tout.
Je suis comme beaucoup de femmes de 40 ans : entre la maternité, la vie quotidienne, les obligations… j’ai laissé mon corps passer après tout le reste.

Et puis un jour on dit stop.

Le vélo : ma zone de liberté… puis quatre mois d’arrêt total

Avant même de parler triathlon, le vélo a toujours été mon sport.
Pas le vélo performance, pas le vélo chrono, pas le vélo des watts — non.
Le voyage à vélo.

Pour moi, le vélo, c’est :

  • partir loin,
  • partir longtemps,
  • traverser des paysages,
  • pédaler plusieurs jours, plusieurs semaines,
  • sentir le vent,
  • sentir les odeurs,
  • sentir la liberté…
Mon vélo lors d’un voyage bikepacking

Alors, quand j’ai repris le sport il y a deux ans, c’était logique que tout commence par ça.
Je me suis lancée dans des objectifs de longue distance parce que c’est ce que j’aime le plus dans le vélo.

J’ai fait de beaux défis, des flèches de France, des BRM, des voyages dont le dernier l’Irlande.
Une fois rentrée… je crois que j’ai eu besoin de souffler.

Et puis, sans objectif concret à court terme, je n’ai pas repris mon vélo.
Les jours ont passé, puis les semaines… et maintenant, ça fait quatre mois que je ne me suis pas entraînée.

Je vous avoue que ça m’angoisse un peu.

J’ai peur d’avoir perdu :

  • toute l’endurance que j’avais construite,
  • mes longues heures de selle,
  • ma solidité,
  • mon coup de pédale,
  • mes sensations.

Cette peur est réelle. Mais en même temps… elle m’a fait réaliser une chose : Le triathlon me donne l’opportunité parfaite de reprendre le vélo.

Pas comme avant — pas 5 fois par semaine, pas sur des sorties de 6 heures.
Mais d’une manière qui m’oblige à retrouver de la régularité, sans tomber dans l’excès.

Dans le triathlon, le vélo n’est pas “le seul sport”.
C’est une pièce du puzzle.
Une séance parmi d’autres.

Et finalement… ça me rassure.
Ça me permet de revenir en douceur.
De reconstruire sans pression.
De retrouver ce que j’aimais dans le vélo… tout en découvrant autre chose.

Le triathlon m’aide à reprendre le chemin du vélo, sans me forcer, sans m’épuiser, et sans me comparer à mon passé.

C’est une nouvelle manière de vivre un sport que j’aime.

La course à pied : 10 ans de pause… et une reprise récente

La course à pied : un défi devenu une évidence

Au départ, mon seul vrai défi sportif de cette année n’était pas le triathlon.
C’était simplement… finir un semi-marathon.
Et honnêtement, ce défi-là se suffisait largement à lui-même.

Mais voilà : je ne sais pas pourquoi, j’ai l’art de me lancer dans des défis qui se transforment en autres défis.
Me voilà donc, non seulement en route vers un semi-marathon…
mais aussi vers mon premier triathlon.
(Tant qu’à faire, autant tout faire en même temps.)

Le footing qui a tout changé

Je me rappelle encore très bien du jour où tout a basculé.
Je venais de passer environ sept mois à reprendre le vélo — du vrai vélo longue distance.
Et un matin, sans réfléchir, j’ai enfilé mes baskets pour un petit footing “pour voir”.

Juste pour tester.
Sans pression.
Sans objectif.
Sans chrono.

Et là…surprise totale.

Je me suis sentie bien.
Vraiment bien.
Pas d’essoufflement violent.
Pas besoin de marcher pour reprendre mon souffle.
Pas de douleur dans les jambes.
Pas cette sensation de mort imminente que j’associais pourtant à la course à pied depuis toujours.

Certes, je n’allais pas vite.
Mais j’étais à l’aise.
Et ça, c’était nouveau.

Le vélo avait fait son travail

J’ai compris ce jour-là que mes mois de vélo avaient fait beaucoup plus que développer mes jambes.
Ils avaient construit une base d’endurance, un moteur, une capacité à respirer, une solidité intérieure.

Et ce footing-là… c’était la première fois que je me disais : “Tiens, peut-être que la course à pied n’est pas mon ennemie.”

Ce petit footing m’a donné un déclic.

Des petits footings à mon premier 5 km officiel

Pendant les mois suivants, je courais “à l’instinct”.
Quelques footings d’une demi-heure, à droite à gauche, entre deux sorties vélo de 6 à 10 heures.
Rien de sérieux, rien de structuré.

Mais en juin, une petite course locale approchait.
Et 15 jours avant, je décide comme ça, un peu sur un coup de tête : “Allez, je me teste sur un 5 km.”

Je m’improvise une mini prépa : 2 semaines, 2 séances par semaine.
Et me voilà sur la ligne de départ, pas sûre de moi, mais motivée comme jamais.

Résultat ?
5 km — 30 minutes.
Mon premier dossard depuis des années.
J’étais tellement fière de moi.

Et surtout : j’y ai pris goût.

Le 10 km d’octobre : la confirmation

Après ce 5 km, j’ai repéré un 10 km en octobre.
Ça me laissait 2 mois et demi pour me préparer.

J’ai adoré cette période.
Autant que j’ai adoré mes préparations vélo pour mes ultras.
La progression, la structure, la régularité, les séances où on se dépasse un peu — j’étais dans mon élément.

Et le jour de la course, après 10 ans sans courir régulièrement, avec moins d’un an de pratique derrière moi, je boucle mon premier 10 km officiel en 1h tout rond.

Quand j’ai vu le chrono, je me suis dit :
“Finalement… le semi est faisable.”
“Et pour une débutante de 40 ans, c’est pas mal du tout.”

Pour la première fois, j’ai senti un vrai espoir de progression.
Et une vraie confiance en moi.

La natation : ma plus grande galère… 

Si je devais choisir la discipline qui me fait le plus douter de réussir un triathlon…
Ce serait la natation, sans hésitation.

Je n’ai jamais été une nageuse.
Pas du tout.
La piscine n’est pas mon truc du tout.

Quand j’ai décidé de m’y mettre l’année dernière, je savais que ce serait difficile.
Alors j’ai commencé sérieusement : j’ai pris une dizaine de cours avec un maître-nageur, pour apprendre les bases du crawl, la respiration, la position du corps.

Je voulais vraiment partir sur de bonnes fondations.

Et honnêtement, ces cours m’ont beaucoup aidée…
Sauf qu’une fois que ma préparation vélo s’est intensifiée, les choses se sont compliquées.

Les horaires de piscine : ma première vraie contrainte

Contrairement au vélo ou à la course à pied, la natation…eh bien, c’est quand la piscine décide, pas quand moi j’ai du temps.

Et ça, dans une vie déjà bien remplie, ça peut vite devenir un casse-tête.

Entre mes séances vélo de 6–10 heures, mon organisation du quotidien et les horaires ridicules de certaines piscines… j’ai vite réalisé que je ne pourrais pas y aller autant que je voulais.

Résultat : Je nageais 1 fois par semaine. Ce n’est pas beaucoup pour progresser, surtout quand on débute.

Mon “apprentissage” seule : 25 mètres → repos → 25 mètres → repos

Quand j’ai arrêté de prendre des cours, j’ai continué seule.
Enfin… “apprendre seule”, c’est un grand mot.

En réalité, mes séances ressemblaient à ça :

  • Je fais 25 mètres.
  • Je m’arrête.
  • Je récupère 2 minutes (au moins).
  • Je repars.
  • Je bois la tasse.
  • Je souffle comme un phoque.
  • Je me demande ce que je fais là.

25 mètres étaient un enfer –  50 mètres relevaient de l’exploit.

Mais j’ai continué.
Parce que je voulais apprendre.
Parce que je savais qu’un jour, ça finirait par passer.

La fameuse “ligne d’eau des vieux”

Je vous l’avoue :  Je me mets toujours dans la ligne d’eau des “vieux”.

Pourquoi ?
Parce que je suis lente.
Très lente.
Et que dans cette ligne-là, zéro pression, ce n’est pas moi qui gène les autres.

Et moi, j’ai le temps de respirer (ou de boire la tasse).

Honnêtement ? C’est devenu ma ligne préférée. Et en vrai, j’aimerai nager comme certaines personnes plus âgé que je vois à la piscine. Ils vont bien plus vite que moi…

Aujourd’hui : 75 mètres… et un sentiment de victoire

Aujourd’hui, après un an presque et demi de natation :

Je peux faire 50 mètres sans m’arrêter. Parfois, 75 mètres dans un bon jour.
Mais je reste lente, désorganisée, et je finis chaque longueur en apnée.

Et même si ça peut sembler ridicule pour certains, pour moi…

75 mètres, c’est énorme.
75 mètres, c’est la preuve que je progresse.
75 mètres, c’est un symbole.

La natation est difficile parce qu’elle n’est pas naturelle.
Courir, on sait le faire.
Pédaler, on comprend vite.
Mais nager en crawl…
C’est un sport technique, ingrat, frustrant.

Et malgré tout ça… la natation reste un pilier de mon défi

Je vais être honnête :
Je survie plus que je nage.
Je suis lente.
Je me fatigue vite.
Et je suis terrifiée par l’idée de nager en eau libre.

Mais je garde une régularité : 2 séances par semaine
Parce que je sais qu’un jour, les choses cliqueront.

Et pourtant… je ne me sens pas légitime

Et je sais que beaucoup d’entre vous ressentent la même chose.

Je suis lente à vélo.
Je suis lente en course à pied.
Je survie en natation.
Je n’ai pas un passé d’athlète.
Je n’ai jamais brillé dans un sport.
Je n’ai pas la technique.
Je n’ai pas la vitesse.
Je n’ai pas “le physique”.

Et pourtant…
J’ai envie.

Et parfois, l’envie suffit pour commencer.

Pourquoi 40 ans est finalement un âge parfait pour se lancer

Quand on a 40 ans :

  • On ne cherche plus à impressionner qui que ce soit
  • On veut se sentir bien dans son corps
  • On veut se prouver qu’on peut encore apprendre
  • On veut oser
  • On veut être fière de soi

40 ans, ce n’est pas trop tard.
C’est juste… différent.
Plus lucide.
Plus mature.
Plus intérieur.

La décision : je me lance pour un triathlon fin juin

Il y a plusieurs éléments qui ont contribué à faire germer cette idée :

  • mes trois sports pratiqués en parallèle
  • l’envie de structure
  • ma reprise de la CAP
  • le plaisir que je ressens en natation, malgré la galère
  • le vélo qui me manque
  • voir mon fils pratiqué par épisode le triathlon

J’ai repéré un triathlon fin juin, près de chez mes parents.
Un lieu que je connais un peu.
Ça me rassure.
Je peux m’organiser.
Je peux me projeter.

Et ça rend le défi soudain… réel.

Comment je vais m’organiser : le plan honnête et réaliste

1. Le semi-marathon d’abord… mais en mode triathlon dès maintenant

Même si je prépare mon semi-marathon, j’ai décidé de passer dès maintenant en mode triathlon.
Ça veut dire :

  • organiser mes semaines autour des trois sports,
  • trouver un équilibre,
  • apprendre à jongler entre la natation, le vélo et la CAP.

Pour ma prépa semi, je reste sur 4 séances de course à pied par semaine, en suivant Campus Coach (qui m’a déjà beaucoup aidée pour mon 10 km).

Mais le reste de ma semaine devient déjà une semaine de triathlète débutante.

2. Intégrer vélo + natation dès aujourd’hui

Pour le vélo, l’objectif est simple : reprendre la régularité.
J’aimerais faire 2 séances par semaine, pour reconstruire mes sensations et ma confiance après 4 mois d’arrêt.

Pour la natation, j’ai décidé de maintenir mes 2 séances hebdomadaires.
C’est suffisant pour progresser doucement, sans me mettre la pression… mais assez pour que mon crawl ne régresse pas (plus). et de toute façon, il est impossible pour moi de caler une 3eme séance.

3. Après le semi-marathon : basculer sur une prépa “course triathlon”

Une fois le semi passé, je vais adapter ma course à pied pour coller aux distances d’un triathlon S.
Pas besoin de continuer en mode “gros volume course”. Je passerai donc sur un plan 5 km, beaucoup plus logique pour le format S.

Ça me permettra de libérer du temps pour le vélo ou la natation et de rester dans une progression cohérente.

4. Le plus difficile ? Caser tout ça dans une vraie semaine de vie

Soyons honnêtes :
👉 le triathlon, c’est avant tout un jeu d’organisation.

Entre :

  • 4 séances de CAP pour le semi
  • 2 séances de vélo
  • 2 séances de natation
  • la récupération
  • le sommeil (qui est loin d’être au top)
  • et le renfo (qu’il faudrait vraiment que je fasse)…

C’est un vrai casse-tête…

Mais c’est aussi cette partie-là du défi que j’adore : trouver un rythme qui me ressemble, un équilibre qui me soutient, une organisation réaliste mais ambitieuse.

Le triathlon me pousse à devenir plus disciplinée, plus attentive à mon corps… et plus créative dans la gestion de mes semaines.

Conclusion : je me lance… et je vous emmène avec moi

Je prépare mon premier triathlon à 40 ans.
Je ne sais pas encore exactement comment je vais y arriver, si je vais terminer ce premier triathlon dans les temps.
Mais je sais que je vais essayer.
Et je vais partager chaque étape ici : mes réussites, mes doutes, mes découvertes, mes ajustements.

Si vous voulez suivre mon aventure… soyez les bienvenues.

👉 Et vous ?
Où en êtes-vous aujourd’hui : début, reprise, envie secrète de vous lancer, peur de franchir le pas ?

N’hésitez pas à me laisser un commentaire juste en dessous.
Je serais vraiment heureuse de vous lire, d’échanger avec vous, et de découvrir vos propres défis.
On avance toujours mieux ensemble. 💛


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Un commentaire

  • Axel

    Article très inspirant ! J’aime beaucoup ta sincérité et ton approche réaliste du triathlon à 40 ans. Ça montre qu’on peut progresser sans être parfait, en avançant étape par étape. Hâte de suivre la suite de ton aventure 💪🚴‍♀️🏊‍♀️🏃‍♀️

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